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Comment se préparer physiquement et mentalement pour une randonnée sur le Chemin de Compostelle ?

Comment se préparer physiquement et mentalement pour randonner sur le Chemin de Compostelle ?

Ah, le Chemin de Compostelle, une aventure épique qui mêle marche, découverte spirituelle et rencontres enrichissantes ! Mais avant de chausser vos chaussures de randonnée et de vous lancer dans cette odyssée, il est crucial de bien vous préparer, tant sur le plan physique que mental. Dans cet article, vous trouverez quelques conseils avisés pour vous aider à aborder cette expérience extraordinaire dans les meilleures conditions.

Camino de Santiago - pilgrim

© Armando Oliveira – adobe-stock.com

La préparation physique au chemin de Compostelle

Avant de vous lancer dans le Chemin de Compostelle, il est essentiel de renforcer votre condition physique. Alors, enfilez vos baskets et commencez à marcher régulièrement. Partir en itinérance sur le chemin peut challenger votre corps. L’important n’est pas nécessairement le nombre de kilomètres parcourus, l’idée est d’habituer votre corps à une marche régulière et induire un réveil musculaire. Débutez avec de courtes randonnées et augmentez progressivement la distance parcourue si vous le souhaitez. Vous pouvez aussi partir avec votre sac à dos, pour vous préparer en conditions réelles. Vos muscles et vos articulations vous remercieront lorsque vous serez sur le Chemin ! Vous éviterez plus facilement les douleurs provoquées par le chemin comme les tendinites et courbatures par exemple. Cette préparation physique est fortement recommandée, simplement parce que l’objectif du chemin est avant tout de se faire plaisir, et non pas de subir. Pas d’inquiétude cependant, la quasi totalité des chemins de Compostelle est accessible à tous et ne requiert pas un niveau sportif spécifique. 

Une fois sur le chemin, c’est vous qui décidez. Adaptez votre temps de marche et votre rythme en écoutant votre corps. Modérez vos étapes au début, augmentez la distance ensuite si votre corps en semble capable. Comme dit le grand Jacques Clouteau, « ce n’est pas marché qui est anormal, c’est ne pas marcher qui est anormal ».  Contrairement à ce que pensent les futurs pèlerins, on ne va pas être de plus en plus fatigué au fur et à mesure que s’enchainent les journées de marche. On sera de plus en plus en forme. Un certain matin, qui va varier selon les personnes, ce peut-être le troisième jour ou le dixième jour, on va sauter du lit et sentir que le corps réagit différemment des autres levers. Ce matin-là, il va sembler plus léger, plus fort, plus reposé. C’est que les muscles ont presque terminé leur travail de reconstitution. Au lieu de faire mal parce qu’en sur-régime, ils vont désormais fonctionner au régime optimal. Alors, ils travailleront sans faire souffrir le pèlerin.

La préparation mentale au chemin de Compostelle

N’oubliez pas que votre cerveau est aussi important que vos jambes pour cette aventure. Renseignez-vous avant de partir, auprès d’anciens pèlerins, des associations jacquaires, sur les groupes Facebook dédiés à Compostelle (la communauté pèlerine y est très active)… Imprégnez-vous de leurs témoignages, de leur expérience. Vous appréhenderez nettement mieux le chemin. Imprégnez vous également par ces témoignages, de l’ambiance du chemin. Le pèlerinage, c’est la tolérance vécue chaque jour. Au fur et à mesure des rencontres avec des pèlerins venus de toute la planète, vous vous rendrez compte de la bienveillance qui règne sur ces chemins. Soyez prêts, ouvrez votre esprit, partez sans rien attendre, et c’est là que le chemin vous donnera tout ce qu’il a à vous offrir. Le chemin de Compostelle, c’est avant tout, la simplicité. Plus de contraintes à subir, plus d’horaires à respecter. Plus d’embouteillages à vaincre, plus de stationnement à chercher. Plus de chiffre d’affaires à réaliser, plus de compte-rendu à écrire. Sur le chemin le bonheur se mesure à des choses toutes simples : un casse-croûte le midi, une douche en arrivant au gîte, un bon repas chaud et une nuit de bébé. Notre conseil est donc le suivant : en amont de votre chemin, préparez-vous à vous détacher lentement de ce que vous croyiez indispensable jusque là. Un des meilleurs entrainements mentaux est déjà de se passer de montre un bon mois avant de partir. En effet, sur le chemin, seule la course du soleil compte. C’est largement suffisant pour savoir si l’on a faim ou si l’on est fatigué…

Le sac à dos pour randonner sur le chemin

Votre sac à dos sera votre meilleur ami (ou votre pire ennemi) pendant toute la randonnée. Faites-le léger et pratique. Ne prenez pas un sac pour une randonnée montagnarde en autonomie avec 15kg sur le dos. Si vous faites partie de la majorité des pèlerins et que vous prévoyez de dormir dans les gîtes, votre sac vide ne devrait pas excéder 1kg. Emportez uniquement l’essentiel : une trousse de premiers soins, une bouteille d’eau, quelques collations, des vêtements adaptés, et surtout, une bonne dose de bonne humeur ! Vous pouvez en savoir plus sur la liste des éléments à emporter avec soi sur le chemin en lisant notre article sur les indispensables du sac à dos.

Des chaussures confortables pour votre randonnée

Non, ce n’est pas le moment de sortir vos chaussures à talons hauts ou vos baskets à la mode. Mais ça, vous le savez déjà ! Les chaussures sont certainement l’élément d’habillement auquel il faut consacrer le plus de temps au moment de l’achat. Optez pour des chaussures de randonnée confortables et adaptées à votre pied. Vous allez passer de nombreuses heures à les porter, alors assurez-vous qu’elles sont vos alliées et non vos ennemies. Ainsi, vous éviterez au maximum les futures ampoules. Il est primordial de marcher avec ses nouvelles chaussures avant le départ. Non pas pour « casser les chaussures » comme on disait autrefois, mais pour détecter les éventuels points de frottement qui chauffent la peau après quelques kilomètres. Aucune chaussure n’étant parfaite, il vaut mieux savoir à l’avance les endroits susceptibles d’éclore en ampoule. 

Vous voilà prêt à affronter vaillamment le Chemin de Compostelle, aussi bien physiquement que mentalement ! Rappelez-vous que cette aventure est avant tout un voyage intérieur, où chaque pas vous rapproche de vous-même. Alors, marchez, profitez des paysages, des rencontres, et n’oubliez pas d’apporter avec vous une bonne dose d’optimisme et de rires. Bonne route, futurs pèlerins. Que votre voyage soit mémorable et enrichissant ! Buen Camino !

2 commentaires

  1. brémond

    Bonjour
    J’ai décidé de partir seule en mai; Une question technique me taraude. Je ne sais pas si je dois emporter une toile de tente car j’ai peur de me retrouver sans hébergement. D’ailleurs peut-on réserver la veille pour le lendemain. Ce serait l’idéal.
    Je vous remercie d’avance de votre retour, Nathalie

    1. Apolline Flamen

      Bonjour, tout dépend de quel chemin vous souhaitez emprunter. Le plus simple reste de réserver vos hébergements à l’avance. Si vous ne souhaitez pas le faire, vous trouverez certainement toujours de quoi vous loger, mais il faudra peut-être parfois plus de kilomètres que prévu pour trouver un établissement disponible.
      Bon chemin à vous !

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